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Evolution des liftings 2026

dr mitz vladimir evolution lifting visage 2026

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L’Épopée du Lifting : De la Tension Cutanée à l’Ingénierie des Profondeurs

 

Le lifting du visage ne se résume pas à une simple intervention technique ; il est le miroir de notre compréhension de l’anatomie humaine. En un siècle, nous sommes passés d’une approche bidimensionnelle (la peau) à une vision tridimensionnelle (les volumes et les ligaments). Voici l’analyse détaillée de cette métamorphose scientifique

Les recherches anatomiques ont été à la base de découvertes qui ont permis le renouvellement de la technique des liftings du visage ; des chirurgiens français se sont illustrés dans la mise au point de la chirurgie du système musculo apôtre superficielle de la face ou SMAS.

 

1. L’Ère de la « Couture » : La Primauté de l’Enveloppe (1900-1970)

Au début du XXe siècle, la chirurgie esthétique n’existe pas encore en tant que spécialité. Les premiers gestes sont nés d’une demande sociale croissante, souvent portée par des femmes de la haute société refusant les stigmates du temps.

Les Pionniers de l’Incision

La limite didactique : Imaginez un lit dont les draps sont froissés parce que le matelas s’est affaissé. Les pionniers ne faisaient que tirer sur les draps. Le résultat était immédiat, mais dès que la peau se détend à nouveau (phénomène de relaxation cutanée), les rides apparaissent, souvent accompagnées d’un aspect « figé » ou « venté » (le windswept look).

 

2. La Révolution Anatomique : L’Invention du SMAS (1970-1990)

Le véritable tournant survient lorsque les chirurgiens cessent de regarder la peau pour s’intéresser à ce qu’elle recouvre.

La découverte du « Moteur » du Visage

Jusque dans les années 70, on ignorait l’existence d’une structure unificatrice sous la graisse.

Pourquoi est-ce une révolution ?

Le SMAS est comme une toile de tente sous la peau. Si vous tendez la toile (le SMAS), la couverture (la peau) se lisse naturellement sans avoir besoin d’être tirée avec force.

  1. Durabilité : Le SMAS ne s’étire pas comme la peau.
  2. Naturelle: La tension étant répartie en profondeur, le visage garde sa mobilité expressive.

 

3. L’Ère de la Verticalité : Le Deep Plane et la Libération Ligamentaire (1990-Aujourd’hui)

Malgré la révolution du SMAS, un problème persistait : le centre du visage (les sillons nasogéniens et les pommettes) restait difficile à corriger. C’est ici qu’intervient la chirurgie dite « profonde ».

La Libération des Ligaments

Le visage est ancré à l’os par des ligaments de rétention. Avec l’âge, ces « piliers » s’affaissent mais restent attachés, créant des creux et des bosses (les bajoues).

 

Pour Un lifting structurel plus que de tension exagérée

 

Pour bien comprendre la différence entre un lifting classique (du SMAS) et un lifting profond (Deep Plane), il faut imaginer le visage comme un mille-feuille composé de plusieurs couches : la peau, la graisse superficielle, le SMAS (la membrane fibreuse), et enfin les muscles profonds et l’os.

Voici la décomposition technique de ces deux approches qui dominent la chirurgie moderne.

 

1. Le Lifting du SMAS (Technique de Plicature ou Résection)

C’est la technique la plus pratiquée au monde depuis les années 1980. Elle repose sur le principe de la séparation.

La Technique :

Le chirurgien décolle d’abord la peau de manière assez étendue. Une fois la peau soulevée, il accède au SMAS. Là, deux options s’offrent à lui :

Les Avantages et Limites :

 

2. Le Deep Plane Face Lift (Le Lifting Profond)

Popularisé par des chirurgiens comme Sam Hamra puis Andrew Jacono, le Deep Plane change radicalement de philosophie. Ici, on ne sépare pas les couches.

La Technique :

Au lieu de décoller la peau sur toute la joue, le chirurgien passe très rapidement sous le SMAS. Il entre dans un espace naturel de glissement situé entre le SMAS et les muscles profonds.

Les Avantages et Limites :

 

Pourquoi le Deep Plane est-il considéré comme « supérieur » aujourd’hui ?

Dans un lifting classique, si vous tirez trop sur le SMAS sans libérer les ligaments, vous créez une tension contre un point fixe. C’est ce qui donne parfois cet aspect de « visage écrasé ». Le Deep Plane, en coupant les amarres (les ligaments), permet aux tissus de retrouver leur position d’il y a 10 ou 15 ans sans aucun effort de traction.

 

Le rôle des ligaments : Le point clé

Pour expliquer cela de façon didactique à un patient : le lifting du SMAS, c’est comme essayer de remonter un store vénitien dont les cordes seraient emmêlées : vous pouvez tirer fort, ça bloque. Le Deep Plane, c’est démêler les cordes d’abord : le store remonte alors tout seul, sans forcer.

 

Le Micro-lift de Vladimir Mitz : La « Haute Couture » de la Discrétion

 

Dans la continuité de ses travaux révolutionnaires sur le SMAS, le Pr. Vladimir Mitz a développé le concept du Micro-lift, une réponse à la demande croissante pour des interventions moins invasives, mais chirurgicalement rigoureuses.

 

Le Concept Technique

Contrairement au lifting complet qui traite l’ensemble du visage et du cou, le micro-lift est une intervention ciblée. Sa particularité repose sur une dissection limitée et une action extrêmement précise sur le SMAS :

 

L’Apport Didactique : Le « Lifting de Week-end »

Si l’on devait utiliser une métaphore, là où le lifting profond est une rénovation complète d’une façade, le micro-lift de Mitz est une « reprise de couture ». Il ne vise pas à transformer le visage, mais à corriger un début d’affaissement avant qu’il ne soit trop marqué. C’est une intervention de prévention active :

  1. Récupération express : L’éviction sociale est réduite à quelques jours contre deux à trois semaines pour un lifting classique.
  2. Résultat « invisible » : L’objectif est l’effet « bonne mine » durable sans que l’entourage puisse soupçonner une chirurgie.
  3. Limite : Cette technique n’est pas adaptée aux visages présentant un excès cutané majeur ou un cou très relâché, pour lesquels les techniques de Deep Plane ou de lifting cervical complet restent la référence.

 

Place dans l’Histoire

L’innovation de Vladimir Mitz avec le micro-lift a ouvert la voie à ce que l’on appelle aujourd’hui la chirurgie mini-invasive. Elle a prouvé qu’en maîtrisant parfaitement l’anatomie du SMAS, un geste chirurgical réduit mais intelligemment placé peut être plus efficace et naturel que de grandes manœuvres agressives.

 

Synthèse Finale : La Hiérarchie des Techniques

 

Pour résumer votre panorama historique et technique, nous avons désormais une pyramide de soins :

  1. Le Micro-lift (Mitz) : Pour le début du relâchement, axé sur la rapidité et la discrétion.
  2. Le Lifting du SMAS (Skoog/Mitz/Peyronie) : Pour un ovale relâché, technique de référence mondiale.
  3. Le Deep Plane (Marten/Jacono) : Pour un rajeunissement global et structurel (pommettes, milieu du visage) sans tension cutanée.
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